La maternité de l’hôpital Sainte-Agnès était inhabituellement calme cet après-midi-là – ce silence qui vibre d’une tension cachée.
Amara Johnson, enceinte de huit mois, était assise dans la salle d’attente, les mains posées sur son ventre pour la protéger. Son mari, David, pompier, était de service à l’autre bout de la ville. Elle était venue seule pour un examen prénatal de routine après avoir eu des vertiges ce matin-là.
« Madame Johnson ? » Une voix brise le silence. Une infirmière en blouse bleue impeccable – Nancy Whitmore – apparaît à la porte, presse-papiers à la main, les yeux plissés en voyant Amara.
