Le mot était collé sur le comptoir de la cuisine, là où se trouvait la cafetière. Je me souviens encore de l’écriture inégale – celle de maman, pressée et presque tremblante. Il disait : « Tu trouveras. » C’était tout. Pas d’adresse, pas d’explication, pas d’au revoir.
J’avais dix-sept ans, je rentrais tout juste d’un service tardif au restaurant, et la maison était vide. Pas de meubles, pas de voix, juste de la poussière flottant au soleil. Les traces de pneus de camion sur l’allée étaient la seule preuve que ma famille avait existé.
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