
Épisode 2
Je me suis figé.
Son visage… ne ressemblait pas à celui de la femme que j’avais épousée.
Pendant quelques secondes, nous sommes restés là, immobiles, à nous regarder. La lumière faible du couloir éclairait à moitié son visage. Ses yeux semblaient plus sombres, presque étrangers.
« Pourquoi es-tu réveillé ? » demanda-t-elle calmement.
Sa voix était la même… mais quelque chose dans son ton me donna des frissons.
Je cachai rapidement l’alliance derrière mon dos.
« Je… je n’arrivais pas à dormir », répondis-je.
Elle pencha légèrement la tête, comme si elle essayait de lire mes pensées.
Puis elle sourit.
Mais ce sourire… n’était pas le sien.
« Tu devrais retourner dormir », dit-elle doucement.
Elle passa à côté de moi et se glissa dans le lit. Je restai debout quelques secondes, l’alliance dans la main, le cœur battant.
Finalement, je reposai l’alliance sur la table de nuit et retournai me coucher.
Elle dormait déjà… ou faisait semblant de dormir.
Le lendemain matin, je me réveillai avec une étrange sensation. La lumière du soleil entrait dans la chambre. Ma femme était dans la cuisine.
Je regardai sa main.
L’alliance était de nouveau à son doigt.
Je sentis un frisson parcourir mon dos.
Je me levai et entrai dans la cuisine.
Elle se retourna vers moi avec un sourire chaleureux.
« Bonjour, mon amour. Tu as bien dormi ? »
Je la regardai attentivement. Cette fois, son visage était complètement normal. C’était bien la femme que j’avais épousée.
« Oui… » répondis-je lentement.
Mais dans ma tête, mille questions tournaient.
Après le petit déjeuner, je décidai de vérifier quelque chose.
Quand elle partit prendre une douche, je retournai dans la chambre. Je regardai autour du lit, sous les oreillers, dans les tiroirs.
Rien.
Puis je remarquai quelque chose d’étrange.
Sur la table de nuit, il y avait une petite marque circulaire… comme si l’alliance avait été posée au même endroit des centaines de fois.
À ce moment-là, la porte de la salle de bain s’ouvrit.
« Qu’est-ce que tu cherches ? » demanda-t-elle.
Je sursautai.
« Rien… j’ai juste perdu mon téléphone », mentis-je.
Elle me regarda pendant quelques secondes, silencieuse.
Puis elle dit doucement :
« Tu ne devrais pas fouiller quand je ne suis pas là. »
Mon cœur se serra.
Ce soir-là, je pris une décision.
Si je n’arrivais pas à rester éveillé… je devais trouver une autre solution.
Alors, avant de me coucher, je cachai une petite caméra dans la chambre.
Minuit allait enfin révéler la vérité.
Mais je n’étais pas prêt pour ce que j’allais découvrir.
À suivre…